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Immocitiz : liquidation judiciaire, avis, contacts officiels et gestes utiles pour les investisseurs

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À ce stade, les éléments de procédure disponibles indiquent qu’Immocitiz a été placée en liquidation judiciaire, avec une cessation des paiements mentionnée au 14 septembre 2023 et un jugement d’ouverture daté du 18/10/2023 (tribunal de commerce, mentions liées à Nantes). Pour un investisseur, l’enjeu immédiat n’est pas de commenter la rumeur, mais de vérifier les publications officielles et d’agir vite : pièces du dossier, interlocuteur liquidateur, et délais de déclaration de créance.

Ce qu’il faut comprendre sur le statut : des dates cohérentes, et une divergence à traiter avec prudence

Les informations les plus structurées évoquent une chaîne classique de procédure : cessation des paiements au 14/09/2023, puis jugement d’ouverture de liquidation judiciaire au 18/10/2023, et une mention de « mise en liquidation » au 23/01/2024. Ce sont des repères opérationnels, parce qu’ils renvoient à des actes consultables via les canaux officiels (greffe, Bodacc).

Le signal à nuancer vient d’une contradiction de sources : certains passages parlent d’une liquidation en 2026 dans un contenu daté du 8 mars 2026. Dans les faits, quand plusieurs dates circulent, la bonne méthode est simple : remonter à l’avis publié et au jugement au greffe, et s’appuyer sur la date de publication pour les démarches qui ont un délai.

Pour un client, la liquidation judiciaire se traduit souvent par des effets très concrets : prestations interrompues, chantiers stoppés, contrats fragilisés, et apparition d’une question centrale : « où est passé l’argent déjà engagé, et sous quel statut juridique puis-je le réclamer ? » Une lecture trop rapide serait trompeuse : selon que votre acte chez le notaire est signé ou non, et selon qui encaisse les acomptes, les actions prioritaires ne sont pas les mêmes — y compris si un litige immobilier survient ensuite, par exemple une accusation de vice caché après la vente d’une maison.

Identifier la société sans se tromper : dénomination, SIREN, RCS et adresses

Pour vos vérifications et vos courriers, commencez par consolider l’identité exacte : la dénomination apparaît sous IMMOCITIZ et IMMOCITIZ’. L’identifiant à utiliser pour éviter les homonymies est le SIREN 790090872. Des mentions indiquent un RCS Nantes et, selon les sources, un RCS Paris : cela impose de télécharger un extrait à date, et de ne pas se contenter d’une adresse vue sur un document ancien.

Plusieurs adresses sont citées : 3 allée Alphonse Fillion 44120 Vertou, 11 bis rue Scribe 75009 Paris, 3 rue de Duras 75008 Paris, 38 boulevard des Batignolles 75017 Paris. Le point à bien avoir en tête : pour un acte ou une notification, l’adresse qui compte est celle qui figure au RCS au moment des faits. Autrement dit, vérifiez d’abord, écrivez ensuite.

Un détail qui n’en est pas un pour juger la robustesse : le capital social est mentionné à 7 500,00 euros. Cela ne dit pas tout d’une entreprise, mais rappelle qu’une structure peut être légère, et que la solidité réelle dépend alors beaucoup de la trésorerie et de l’organisation des flux. C’est précisément ce que vous devez cartographier si vous avez un projet en cours.

Qui contacter dans le cadre de la liquidation : liquidateur et garantie financière

Un liquidateur est cité : SCP Mjuris, Maître Aude Pelloquin, 5 rue Crébillon, 44000 Nantes. En pratique, c’est l’interlocuteur auquel on adresse une déclaration de créance et des demandes d’information sur la gestion des dossiers. Les références de procédure mentionnées (par exemple N° greffe 2023-568 et une mention Bodacc dont 12440485) sont à recouper sur les sites officiels, puis à reporter dans vos échanges pour éviter toute ambiguïté.

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Une garantie financière est mentionnée avec Galian Assurances (RCS 423 703 032). Ce qu’il faut comprendre : une garantie financière, dans l’immobilier, vise à couvrir certains engagements, mais son périmètre et ses conditions doivent être vérifiés (dates, nature des opérations couvertes, modalités de mise en jeu). Le raisonnement est simple : avant d’imaginer un remboursement, il faut d’abord savoir si votre situation entre dans le champ de cette garantie.

Liquidation judiciaire : ce que cela change concrètement pour vos contrats, vos travaux et votre argent

La liquidation judiciaire correspond, de manière générale, à un arrêt de l’activité et à une procédure collective où les créanciers déclarent leurs droits. Pour les clients, la créance est le plus souvent de nature chirographaire, c’est-à-dire non prioritaire. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire, mais que le recouvrement n’est pas automatique et dépend du dossier.

Le cadre de base cité est le suivant : la déclaration de créance doit être réalisée dans les deux mois à compter de la publication au Bodacc. C’est là que tout se joue : la date de publication peut déclencher le délai, d’où l’importance de retrouver l’avis exact. Un avis mentionne aussi un dépôt d’état de créances salariales, marqueur de procédure, sans être une démarche à effectuer par les clients.

Dans la réalité, vous devez vous situer dans un de ces scénarios, car l’action utile n’est pas la même d’un cas à l’autre :

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  • Projet non signé chez le notaire : la question principale porte sur les acomptes, les honoraires, et les prestations déjà facturées.
  • Acte signé mais travaux non terminés : il faut sécuriser l’accès au bien, figer l’état du chantier et encadrer les flux bancaires.
  • Bien livré mais litiges et réserves : le sujet devient la preuve, la réception, et les garanties d’assurance mobilisables.
  • Financement déjà débloqué : l’enjeu est de relier chaque décaissement à une étape réelle et justifiée.

Chantiers et filiale travaux : ce que vérifier si vous étiez engagé avec Creacitiz

L’exécution des travaux est décrite comme externalisée via une filiale nommée Creacitiz. Un indicateur réputationnel apparaît : 40% d’avis négatif (Google Reviews), à recouper avec des captures datées et la volumétrie. Le vrai sujet, au-delà d’une note, est la mécanique opérationnelle en cas de défaillance : délais, coordination, et risque d’arrêt en cours de route.

Si votre chantier est concerné, vous devez retrouver dans vos documents une information clé : qui est le contractant des travaux et qui encaisse les acomptes. La question n’est pas seulement juridique, elle est pratique : si vous ne savez pas qui porte la responsabilité, vous ne savez pas à qui demander l’attestation d’assurance, ni qui peut remettre les clés, ni comment reprendre proprement les entreprises.

À vérifier noir sur blanc : quelles assurances sont portées (notamment la décennale, et la dommages-ouvrage si elle s’applique à votre opération), quelles garanties existent, et comment la réception des travaux était prévue. C’est souvent un point sous-estimé jusqu’au premier litige.

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Checklist de reprise en main : les gestes qui protègent votre dossier et votre trésorerie

Quand une société clé en main se retrouve en liquidation, le premier réflexe utile est de documenter. J’ai vu des investisseurs perdre des semaines parce qu’ils « savaient » où en était le chantier, sans photos datées, sans planning versionné, sans preuves de virements. Dans ce type de dossier — comme lors d’un débarras d’une maison en succession — ce qui n’est pas daté et archivé devient vite discutable.

  • Regroupez toutes les pièces : mandat, devis, factures, preuves de virement, planning, emails, procès-verbaux de réception, photos du chantier, annonces de sourcing.
  • Cartographiez les flux d’argent : qui a encaissé (Immocitiz, Creacitiz, artisans, notaire), quand, avec quel libellé, et pour quelle contrepartie.
  • Figez l’état du chantier : constat photo daté, liste de réserves, coordonnées des entreprises et, s’il existe, du maître d’œuvre.
  • Côté banque : vérifiez les déblocages, suspendez les appels de fonds non justifiés, et reliez chaque décaissement à une étape réellement exécutée.
  • Accès au bien : sécurisez les clés, codes et remises, et formalisez toute transmission.

Le poste à surveiller est aussi la trésorerie. Une réserve est recommandée à hauteur de six mois de loyer pour absorber l’aléa, notamment les charges de copropriété non récupérables. Et l’impact d’une vacance locative de trois mois n’est pas théorique : dans un projet déjà fragilisé par des retards de travaux, c’est parfois ce qui fait basculer un cash-flow mensuel du bon côté ou du mauvais.

Le modèle de rémunération : comment la commission de 7,7% pèse sur la rentabilité

Immocitiz est décrite comme une proptech de locatif clé en main faisant du sourcing (des exemples cités incluent Leboncoin et SeLoger), avec une commission annoncée à 7,7% sur un global qui comprend prix d’achat + travaux + notaire, avec un minimum de 7 000 euros. C’est un mécanisme simple : plus l’assiette est large, plus l’honoraire augmente, même si une partie du coût (comme le notaire) n’améliore pas la valeur d’usage du bien.

Un exemple est fourni : sur un projet à 150 000 euros tout compris, la commission serait de 11 550 euros. Autrement dit, avant même de parler de taux et de fiscalité, vous avez un poste de frais qui pèse immédiatement sur l’équation. C’est là que tout se joue : un rendement « vitrine » peut rester séduisant, mais le coût global et le calendrier réel font la vérité d’un investissement.

Un rendement annoncé de 5,5% net est mentionné, à comparer à un rendement moyen en grandes métropoles indiqué entre 3 et 5%. Le signal est à nuancer : sans connaître précisément les hypothèses (vacance, charges, travaux, fiscalité), on ne compare pas des chiffres entre eux. La prudence reste de mise, d’autant que des rétro-commissions alléguées (artisans, courtiers, notaires) sont évoquées : ce point relève de la transparence et des preuves, et doit être traité comme un risque de conflit d’intérêts potentiel, pas comme une certitude.

Où vérifier officiellement, et quoi noter pour vos démarches

Pour réduire l’incertitude, appuyez-vous sur les sources primaires : Bodacc pour les avis et leurs dates de publication, et greffe ou Infogreffe pour les jugements et l’extrait RCS à jour (dirigeants, établissements, adresse à date). L’objectif est double : confirmer la chronologie (14/09/2023, 18/10/2023, 23/01/2024) et disposer de justificatifs opposables.

Élément à vérifier Ce que vous cherchez Pourquoi c’est utile
Bodacc Date de publication et avis (dont mention 12440485) Déclenchement du délai de 2 mois pour la déclaration de créance
Greffe / Infogreffe Jugement, référence N° greffe 2023-568, extrait RCS à date Adresse et identité exactes pour vos courriers et votre dossier
Liquidateur SCP Mjuris, Maître Aude Pelloquin, 5 rue Crébillon 44000 Nantes Interlocuteur pour la déclaration de créance et l’information sur votre dossier
Garantie financière Galian Assurances (RCS 423 703 032) et périmètre Savoir si votre situation est couverte et selon quelles conditions

Pour garder une traçabilité, faites une capture PDF des pages officielles consultées et datez chaque démarche. C’est une discipline un peu austère, mais elle vous aide si un échange se tend ou si plusieurs intervenants se renvoient la responsabilité.

Dans ce type de dossier, votre meilleur réflexe n’est pas de multiplier les appels, mais de construire un dossier lisible: dates, pièces, flux d’argent, état du chantier. C’est ce qui transforme une inquiétude en action.

À retenir pour la suite : sécurisez d’abord la preuve et les délais, puis seulement le « comment continuer ». Si vous deviez repartir sur un autre schéma, posez comme règle de base la transparence sur qui est payé, quand, et sur quelle assiette, et gardez vos stress-tests simples : une hypothèse de taux plus élevé (jusqu’à 4,5% est évoqué), une vacance de trois mois, et une enveloppe travaux capable d’absorber un dérapage lié à une hausse de coûts (un +20% sur les matériaux est cité). Le gain existe, mais encore faut-il qu’il survive à la réalité des travaux, du financement et du calendrier.

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