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Attestation de ramonage au départ d’un locataire : obligatoire, quand la remettre, et comment éviter les mauvaises surprises

attestation ramonage locataire

Oui, dans la grande majorité des cas, un locataire sortant a intérêt à faire ramoner l’installation de chauffage concernée (cheminée, poêle, chaudière) et à remettre une attestation de ramonage lors de l’état des lieux de sortie. Ce document, délivré après intervention par un professionnel, est votre meilleure preuve d’entretien courant pour éviter une retenue sur dépôt de garantie et limiter les discussions au moment de rendre les clés.

Le point à bien avoir en tête : l’attestation ne sert pas seulement à « faire plaisir » à une agence. Dans les faits, elle peut aussi peser côté assurance habitation en cas de sinistre, avec des exigences de date souvent serrées selon les contrats.

À quoi sert l’attestation de ramonage quand vous quittez le logement

L’attestation de ramonage est un certificat remis par un ramoneur professionnel après son intervention. Elle atteste que le conduit a été entretenu, à une date précise, pour une installation identifiée (cheminée, poêle, chaudière).

Pour un locataire sortant, l’intérêt est très concret : c’est la pièce qui permet de montrer que vous avez bien assumé l’entretien courant pendant le bail. Autrement dit, vous réduisez le risque qu’on vous reproche, lors de l’état des lieux de sortie, un défaut d’entretien et qu’une somme soit déduite du dépôt de garantie.

Deuxième utilité, souvent sous-estimée : en cas d’incendie ou d’intoxication au monoxyde de carbone, l’assureur demande fréquemment un document justifiant un ramonage récent, souvent de moins d’un an selon les contrats. Ce n’est pas un détail, car l’absence de certificat peut conduire à une réduction ou un refus d’indemnisation. Et le risque n’est pas théorique : on parle de 10 000 intoxications au monoxyde de carbone chaque année et de plus de 5 000 feux de cheminée.

certificat ramoneur sécurité

Je vois souvent la même scène, au moment des départs : tout est prêt, cartons faits, compteurs relevés… et l’on découvre à la relecture des documents qu’il manque « le papier du ramonage ». C’est typiquement le genre d’oubli qui se paie en stress, parfois pour une somme relativement limitée, mais surtout au pire moment.

Est-ce obligatoire pour un locataire sortant : la règle simple, et ce qu’elle recouvre

Le raisonnement est simple : pendant la location, l’entretien courant du logement incombe au locataire. Ce principe s’appuie sur l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989. Le ramonage est classé parmi les réparations locatives et les charges récupérables listées par le décret n°87-712 du 26 août 1987.

Ce que cela change concrètement : au moment de l’état des lieux de sortie, bailleur ou agence attend souvent une preuve d’entretien. Dans la pratique, cette preuve prend la forme de l’attestation remise par le professionnel.

Attention à la confusion fréquente : l’entretien pendant le bail n’est pas la même chose que la remise en bon état pour une mise en location. La remise en bon état initial relève des obligations du propriétaire, notamment via l’article 6 de la loi de 1989. Dit autrement : on vous demande de maintenir, pas de reconstruire.

Fréquence : ce qui est national, et ce qui dépend de votre département

Depuis le 1er octobre 2023, la règle nationale prévoit un entretien au moins tous les douze mois, avec référence à l’article R1331-71 du Code de la santé publique. Des textes du 20 juillet 2023 sont également mentionnés pour encadrer l’entretien des foyers et appareils de chauffage.

Mais il faut donc raisonner avec une deuxième couche : des règles locales peuvent s’ajouter via le Règlement Sanitaire Départemental, notamment l’article 31-6. Selon le département et le combustible, la fréquence peut être fixée à 1 fois par an ou 2 fois par an. Fréquemment, le bois est plus exigeant (souvent 2 fois par an, dont une durant la période de chauffe), tandis que le gaz est souvent à une fois par an.

Dans certains cas d’usage intensif, des seuils sont cités pour justifier deux ramonages annuels, par exemple 6 MAB ou 6 stères, ou encore 2,5 tonnes de granulés. Si vous êtes dans ce profil, l’anticipation est votre meilleure alliée, surtout avant un départ.

technicien cheminee entretien

À quel moment remettre l’attestation : viser la bonne date pour l’état des lieux et l’assurance

La question n’est pas seulement « ai-je un papier ? », mais « est-il assez récent ? ». Pour l’assurance, la demande la plus fréquente est un certificat de moins d’un an selon le contrat. Pour l’état des lieux, les pratiques varient : certaines agences exigent parfois une attestation de moins de 3 mois, quand d’autres acceptent une intervention remontant à un an.

En pratique, pour éviter les contestations et les calendriers impossibles, une règle opérationnelle fonctionne bien : planifier l’intervention environ 1 mois avant votre départ. Cela laisse du temps si le professionnel est indisponible, et cela place votre attestation dans une zone « difficilement attaquable » le jour J.

Dernier réflexe utile : demandez que la remise de l’attestation soit mentionnée dans le procès-verbal d’état des lieux de sortie. C’est une protection simple, surtout si un échange se tend ensuite.

Qui paie le ramonage quand on quitte le logement : règle générale et exceptions à connaître

Règle générale : le ramonage est payé par le locataire, puisqu’il relève de l’entretien courant (article 7 de la loi de 1989 et décret n°87-712). Le propriétaire n’a pas à le financer « parce que vous partez », sauf situation particulière.

Il existe toutefois des exceptions qui méritent d’être vérifiées avant de sortir la carte bancaire, notamment si vous êtes en copropriété ou si une clause spécifique figure dans le bail.

  • Première mise en location ou remise en bon état initial : la charge revient au propriétaire (logique de l’article 6).
  • Clause du bail transférant la charge au propriétaire : c’est rare, mais cela se lit noir sur blanc, donc vérifiez.
  • Conduits collectifs en copropriété : le ramonage peut être organisé par le syndic et payé via les charges, selon le règlement.

À distinguer aussi : le ramonage n’est pas un « fourre-tout ». Les travaux lourds (curage, tubage, réparations structurelles, fissures) ne relèvent pas de l’entretien courant du locataire.

Combien ça coûte, et comment payer le juste prix avant de partir ?

Les tarifs constatés se situent souvent entre 50 et 120 euros, selon la région et l’installation. En zone rurale, on voit plutôt 50 à 80 euros. En ville moyenne, 70 à 100 euros. En grande agglomération, 90 à 120 euros.

Selon l’équipement, les repères donnés sont les suivants : cheminée ouverte 50 à 90 euros, poêle à bois ou granulés 60 à 100 euros, chaudière fioul ou gaz 70 à 120 euros. Une bûche chimique se situe autour de 20 à 30 euros, mais elle est présentée comme un complément et ne remplace pas l’attestation. Une vérification complète d’un conduit classique est indiquée entre 100 et 150 euros.

Le point de vigilance, c’est le calendrier. Les mois de forte demande sont septembre, octobre et novembre. Les périodes plus favorables sont plutôt avril ou mai. L’intervention dure souvent 20 à 30 minutes, ce qui aide à repérer un devis incohérent.

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  • Comparez plusieurs devis, surtout si vous êtes en grande agglomération.
  • Si vous êtes en copropriété, voyez s’il est possible de regrouper des interventions.
  • Évitez les périodes de pic, quand les délais s’allongent et les prix peuvent grimper.

Attestation valable : ce que vous devez exiger du professionnel

Une attestation utile est une attestation délivrée après passage d’un professionnel qualifié. Le « fait maison » n’a pas de valeur légale pour l’assurance, et c’est aussi une source classique de conflit au départ.

Le document doit comporter un minimum d’éléments : date d’intervention, adresse du logement, type d’installation, constat sur l’état du conduit, ainsi que les coordonnées et le cachet de l’entreprise. Conservez l’original, une copie scannée ou photographiée, et la facture associée.

Si le professionnel évoque un problème « lourd », demandez un compte rendu écrit. Cela permet de séparer clairement ce qui relève de votre entretien et ce qui peut relever de travaux structurels.

Absence d’attestation : ce que le propriétaire peut retenir, et comment vous protéger

Si vous partez sans attestation, le propriétaire peut faire réaliser le ramonage et retenir le montant correspondant, à condition de pouvoir le justifier (facture, éléments liés à l’état des lieux). La retenue typique correspond souvent au coût du ramonage, soit 50 à 120 euros.

Côté délais, la restitution du dépôt de garantie peut passer de 1 mois à 2 mois maximum lorsqu’une somme est déduite et justifiée. Dans la réalité, ce n’est pas seulement une question d’argent : c’est aussi une question de calendrier, surtout quand on enchaîne avec un nouveau logement.

Si une agence refuse votre attestation car elle serait « trop ancienne », ne restez pas dans le flou. Demandez une position écrite et proposez un arbitrage clair : soit un nouveau ramonage, soit un accord écrit sur l’acceptation du document existant. Une lecture trop rapide serait trompeuse : entre la pratique « moins de 3 mois » et l’acceptation « un an », il y a de vrais écarts.

« Le meilleur ramonage, c’est celui que vous pouvez prouver: une attestation lisible, datée, et remise officiellement lors de l’état des lieux. »

Checklist express : arriver à l’état des lieux avec les bonnes preuves

  • Prenez rendez-vous environ 1 mois avant la sortie, surtout si vous approchez de septembre à novembre.
  • Le jour de l’intervention : récupérez attestation + facture, vérifiez les champs indispensables, scannez ou photographiez.
  • Avant l’état des lieux : envoyez une copie au propriétaire ou à l’agence et gardez une preuve d’envoi, puis faites inscrire la remise dans le procès-verbal.

À retenir pour votre départ : si vous avez un conduit de fumée (cheminée, poêle, chaudière), le ramonage relève en principe de l’entretien du locataire, et l’attestation est la preuve attendue. En visant une intervention autour d’un mois avant le départ, puis en actant la remise du document à l’état des lieux de sortie, vous vous protégez à la fois sur la caution et, en cas de sinistre, vis-à-vis de l’assurance.

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